Dans la bouche de Mammon

Auditionné au Sénat le 19 janvier 2017, le Docteur Laurent Alexandre expliquait : « un robot coûte très cher alors que l’intelligence artificielle ne coûte pas cher et progresse plus vite. Les robots remplacent un métier peu qualifié alors que l’intelligence artificielle qui n’est pas basée sur des robots peut remplacer des métiers très qualifiés ».

On peut faire encore un pas vers la prochaine étape logique. Lire la suite

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Carbon

C’est initialement l’avant dernière phrase de cette tirade, leitmotiv du film, qui avait retenu mon attention, tant elle me semble exacte, loin des préoccupations de ce film : politiquement exacte, dans une société amnésique où l’histoire longue pèse à plein.

En le revoyant à la recherche de la citation… exacte, je suis tombé sous le charme et la pertinence du passage entier.

« You wanna know the common element for the entire group ? (…) Carbon. In pencil led, it’s in the form of graphite and in coal, it’s all mixed up with other impurities and in the diamond it’s in hard form. Well… all we were asking was the common element (…) but thank you for all that unnecessary knowledge… ahhh, Kids! Full of useless thoughts, eh? » Thank you. Thank you.

And the book says: « We may be through with the past but the past is not through with us. »

And NO, IT IS NOT DANGEROUS TO CONFUSE CHILDREN WITH ANGELS. »

Extrait du film Magnolia. – Paul Thomas Anderson – 11/10/98 – Joanne Sellar/Ghoulardi Film Company production

PS : Il faut savoir gré à Paul Thomas Anderson d’avoir su déceler des diamants parmi la vulgarité de la mine de charbon dans la cité des anges ; et se souvenir que la datation par isotope de carbone ouvre la meilleure fenêtre qui soit sur le passé – un abîme.

Je précise malheureusement ne pas croire, contrairement à ce que ce film suggère, qu’en ce monde les salauds soient un jour rattrapés par leurs actes ; à moins que, conformément à ce que ce film suggère, cela n’arrive qu’avec la fréquence des pluies de grenouilles.

Amen.

Les débats télévisés

Parce que c’est d’actualité, j’exhume ça de mes dossiers.

Au nombre des signes extérieurs de débilité profonde figure certainement la prétention de certains à s’éclairer en regardant un débat pré-électoral entre deux présidentiables.

Durant ces débats, chacun des navrants narcissiques en présence pérore à son tour sur ce qu’il faut faire pour réduire le chômage, réduire la dette publique ou protéger l’environnement, sur ce qui surviendra si l’on n’applique pas leur projet ; et pérore qui plus est à destination du plus grand nombre, imbécile, inculte et sous-informé.

Comme si pouvait émerger de cet échange de vaticinations davantage qu’un éventuel talent de beau parleur.

Comme si la réponse des problèmes évolutifs et complexes tels que le chômage, la dette publique, ou la protection de l’environnement pouvaient s’énoncer en quelques minutes de propos simplistes.

Comme si, enfin, en regardant semblable débat, le spectateur cherchait, dans l’immense majorité des cas, autre chose qu’à confirmer son idée préalable sur le sale-con-d’en face.