De quelques (usuelles) réactions à l’abstentionnisme

Stupidité ou abus d’alcool ; les deux probablement. Je me suis récemment laissé aller à accepter une discussion sur le sujet de l’exercice du droit de vote. Cela m’a valu un florilège des réponses typiques offertes à l’abstentionniste par ceux qui savent – qui savent qu’il faut voter, pourquoi et pour qui il faut voter.

L’ordre est toujours le même :
– « si tu ne votes pas, tu ne peux pas te plaindre »
– « eh bien si personne ne te représente, présente toi ! »
– « ta vision des choses est négative. »
– « C’est méprisant. »

Pfff.
« Eléments de (non-)réponse » :

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En finir avec le vote

L’anarque, c’est son principe même, est celui qui ne règne pas ; celui qui délibérément entend ne pas exercer de domination dans l’histoire et sur l’homme.

Cela implique de récuser également tout exercice conjoint d’une domination – toute Collaboration au sens historique et bien français qui sous-tend derrière ce mot trahison de soi et  violation des impératifs moraux – y compris dans le cadre du vote « démocratique ».

Nonobstant le malentendu qui fait oublier à l’électeur que le candidat à l’élection est par nature ennemi puisque n’aspirant jamais à le représenter comme individu mais toujours, en fait, à additionner les légitimités des voix pour se prévaloir non d’une représentation en pratique impossible mais d’un pouvoir(2),

j’y reviens(1) encore, contre deux idées, hélas émises par deux personnes que j’aime beaucoup, et qui, par l’infâme sottise de ces seules propositions, ont quelque peu chu dans mon estime.

La première de P1-3R : « la politique, si tu ne t’en occupes pas, elle finit par s’occuper de toi ».

La seconde, bellement condescendante de R3-G1 : «Tu peux toujours être contre tout, cela ne fait pas avancer les choses. Dis-toi qu’il y aura une politique et que, de toutes façons, tu seras gouverné. Il faut bien choisir quelqu’un. Et comme je suis quelqu’un de positif, je pense qu’on peut améliorer les choses. »

Derrière ces deux idées, une même surestimation de soi et de la rationalité humaine.
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Pense-bête & pèse-lettre

« Il n’y a pas de miracle. Il n’y a que l’inéluctable, les accidents et nos actes, c’est tout. »

Yū Kagami, Ef, A tale of Memories – Shaft / Minori 2007

« le ciel commence au ras du sol et ‘sous terre’, ça commence sous vos pieds ! Entre les deux, il n’y a que l’horizon, mon vieux, et c’est bien mince ! »

Frédéric Bézian – La chambre Nuptiale – (Adam Sarlech, T2), Paris, les Humanoïdes associés 1991

Un éclair de lucidité ?

Si même au parlement, on commence à se dire qu’il y a un problème, qui sait, tout n’est peut-être pas perdu ?

Extrait de l’exposé des motifs d’un amendement d’une poignée de députés corses, dont je crains fort qu’il ne soit pas adopté…

« Sur l’intégralité du territoire français, en 7 ans, les surfaces commerciales ont augmenté de plus de 30 %. « C’est énorme ! c’est deux fois le territoire de la Corse » a constaté récemment le sénateur Pointereau.

Ces centres commerciaux représentent un choix de société prioritairement fondé sur le consumérisme.

Ils détruisent nos paysages, établissent une société de l’anonymat et mettent en danger le tissu économique local.

Face aux intérêts purement financiers, il importe au Parlement d’établir des dispositions législatives visant à restreindre la construction de ces centres commerciaux. »

Prochaine étape étape législative : la destruction planifiée ? Faites de beaux rêves, Mister Niles…