not to be

rêves étranges de ces nuits sous la constellation du chien

cette fois, je n’étais
pas même invisible
– pas de corps –

mais ceci :
quelque-chose comme un principe, une force qui faisait se hérisser la glace
ou je ne sais quelle gelée froide et pâle,
en gerbes ; de pointes et comme de souchets, de massettes translucides

et curieusement, l’on pouvait dans un jeu m’incarner
à condition de tirer ces jetons
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sueño

Sans doute, mieux vaut vivre son rêve que rêver sa vie. Le productivisme et le goût de l’authenticité, deux choses dont il y aurait de quoi débattre, en tous cas le professent.

Et je sais que des foules d’arguments très forts vont dans ce sens et plaident l’escroquerie de l’artifice, le caractère à l’évidence (je ne le nie pas) pitoyable de la salle à manger d’un des Esseintes . L’idée ne date pas d’hier. Platon en était déjà tout obsédé, de cette vérité.

Seulement…. « vérité » ? ahahaha, ce mot.
Vérité, je ne sais pas…
Je voudrais, prétentieusement bien sûr, changer de point de vue et suggérer ceci : même le roi des philosophes n’est qu’un chaman, et comme tel ne s’évade qu’en rêve de sa caverne ; et ne se sert ensuite que des mots du rêve pour peindre l’Idée – son rêve de l’Idée. Pardonnez la platitude – et l’antiplatonitude – du propos – et de ce qui va suivre. Tout cela, qui m’est revenu en tête à l’occasion d’un échange avec une amie, hurle pour moi de longue date l’évidence, mais peut-être que ce ne l’est pas. Je veux en tous cas me le fixer par écrit pour pouvoir y revenir dans quelques années.

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